Équipe nationale féminine | Hockey Canada à la recherche de nouvelles personnes à la direction et derrière le banc
(Calgary) L’équipe nationale féminine de hockey du Canada est en quête de nouveaux leaders à la direction générale et derrière le banc, alors que la Ligue professionnelle féminine de hockey (LPHF) attire de nombreux talents pour ces postes. Hockey Canada a annoncé que Gina Kingsbury, directrice générale de l’équipe nationale féminine pendant huit ans, ne sera pas de retour la saison prochaine.
Troy Ryan, qui a dirigé l’équipe vers trois titres de championne du monde et une médaille d’or olympique en 2022, a également annoncé son départ. Ryan a récemment été nommé entraîneur-chef et directeur général de l’équipe d’expansion de la LPHF à San Jose, après avoir dirigé les Sceptres de Toronto pendant trois saisons. Les contrats de Hockey Canada avec Kingsbury et Ryan devaient expirer en juin, et leur séparation s’est faite d’un commun accord.
Après une carrière de joueuse couronnée par des médailles d’or olympiques en 2006 et 2010, Kingsbury a rejoint Hockey Canada en 2016 en tant que directrice des opérations hockey. Elle a pris les rênes du programme national féminin en 2018, succédant à Melody Davidson.
La LPHF, qui passera de huit à douze équipes la saison prochaine, a considérablement modifié le paysage du hockey féminin, rendant la recherche de nouveaux dirigeants encore plus complexe. Katherine Henderson, directrice générale de Hockey Canada, a souligné que la concurrence pour les postes à temps plein s’est intensifiée avec l’arrivée de nouvelles équipes dans la LPHF.
« Nous avons mené de nombreuses analyses, mais le terrain continue de bouger sous nos pieds », a déclaré Henderson. Elle a exprimé son enthousiasme face à l’expansion de la LPHF, tout en reconnaissant que cela signifie également plus de concurrents pour attirer des talents. Henderson a ajouté qu’il sera nécessaire de redoubler d’efforts pour recruter des personnes qualifiées pour travailler avec Hockey Canada.
Le comité de recherche mis en place pour trouver le successeur de Kingsbury comprend plusieurs anciennes joueuses de l’équipe nationale, telles que Gillian Apps, Thérèse Brisson, et Cassie Campbell, ainsi que des dirigeants de Hockey Canada, dont Scott Salmond et Misha Donskov. Ce comité aura pour tâche de déterminer les besoins du programme en vue des prochaines compétitions.
« Une partie de leur travail consistera à examiner l’analyse que nous avons réalisée pour déterminer où nous en sommes actuellement et où nous devons être l’année prochaine pour les Championnats du monde féminins, puis l’année suivante pour les Jeux olympiques », a précisé Henderson.
Le Canada se prépare pour le Championnat du monde féminin, qui se tiendra du 6 au 16 novembre à Herning et Esbjerg, au Danemark. Henderson a exprimé le souhait que l’équipe lutte pour une médaille à chaque compétition internationale, avec une préférence pour l’or.
Le tournoi olympique de hockey féminin de 2026 a marqué le début de l’ère de la LPHF, où les Canadiennes ne passent plus cinq à six mois ensemble à s’entraîner avant les Jeux olympiques. Cette nouvelle dynamique nécessite une adaptation de la part de Hockey Canada, qui doit désormais évoluer vers une structure plus semblable à celle des équipes masculines seniors.
Les récents échecs de l’équipe, notamment la défaite 2-1 en prolongation face aux États-Unis lors de la finale olympique de Milan-Cortina, soulignent l’urgence de cette recherche. Le Canada a subi sa huitième défaite consécutive face à ses grandes rivales américaines, ce qui renforce la nécessité d’un renouveau au sein de l’équipe.
Henderson a déclaré que l’objectif est de se battre pour une médaille à chaque compétition internationale, et que l’équipe doit se préparer de manière adéquate pour les défis à venir, notamment les Championnats du monde de 2027 qui auront lieu à Québec.








